ARTICLES DE PRESSE
|
|
Traduit par Inti Mendoza el correo digital
Sordide et post-moderne Ce roman cru, construit sur le modèle du journal, raconte l’histoire de son auteur. Celle de Lionel Tran, ou de quelqu’un dont la biographie correspond point par point à la sienne. Un enfant qui grandit dans la banlieue d’une grande ville française dans un environnement dégradé et proche de la marginalité ; qui vit son enfance et adolescence en se sentant victime d’une « tyrannie » exercée sur lui par sa mère et sa grand-mère. Ce qui explique probablement qu’il pense à la vengeance. Même s’il y prétend, Sida Mental ne peut pas se considérer comme un roman générationnel, sinon comme un exercice de style enragé. Il pose une question qui est à mon avis trompeuse ; de laquelle on pourrait déduire que c’est de la faute de la société si un enfant détraqué et violent passe son temps à torturer des animaux tout en pensant à détruire tous ceux qui l’entourent. L’histoire est structurée en fragments – parfois poétiques, d’autres fois scatologiques – de la vie du protagoniste, organisés en sauts chronologiques. C’est une vie dans laquelle il avance avec une prose sèche et directe. Sida Mental est un roman nerveux et corrosif qui se lit en deux heures et qui découle directement de la littérature sordide traditionnelle – orpheline depuis la mort de Bukowski. Finalement il laisse un arrière-goût étrange. Miguel Artaza
|
|
| Retour à LIONEL TRAN | |